Citations sur l'amour le désir et la douleur
L'âme
Il y a dans notre âme des choses auxquelles nous ne savons pas combien nous tenons. Ou bien, si nous vivons sans elles, c'est parce que nous remettons de jour en jour, par peur d'échouer ou de souffrir, d'entrer en leur possession.« Albertine disparue », chap. 1 (« Le chagrin et l'oubli »), dans À la recherche du temps perdu, Marcel Proust, éd. Gallimard, 1925, t. XIII, p. 57
Amour et désir
On désire être compris, parce qu'on désire être aimé, et on désire être aimé parce qu'on aime. La compréhension des autres est indifférente et leur amour importun.« Albertine disparue », dans À la recherche du temps perdu, vol. 15, Marcel Proust, éd. Gallimard, 1946-1947, chap. 1 (« Le chagrin et l'oubli »), p. 100
Nous n'arrivons pas à changer les choses suivant notre désir, mais peu à peu notre désir change
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« Albertine disparue », dans À la recherche du temps perdu, vol. 15, Marcel Proust, éd. Gallimard, 1946-1947, chap. 1 (« Le chagrin et l'oubli »), p. 47
« Albertine disparue », dans À la recherche du temps perdu, vol. 15, Marcel Proust, éd. Gallimard, 1946-1947, chap. 1 (« Le chagrin et l'oubli »), p. 47
Le regret
Le regret est un amplificateur du désir.« Albertine disparue », dans À la recherche du temps perdu, vol. 15, Marcel Proust, éd. Gallimard, 1946-1947, chap. 1 (« Le chagrin et l'oubli »), p. 110
La douleur
La douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité qu'est l'ivresse.« Albertine disparue », dans À la recherche du temps perdu, vol. 15, Marcel Proust, éd. Gallimard, 1946-1947, chap. 1 (« Le chagrin et l'oubli »), p. 126
L'art n'est pas seul à mettre du charme et du mystère dans les choses les plus insignifiantes ; ce même pouvoir de les mettre en rapport intime avec nous, est dévolu aussi à la douleur.« Albertine disparue », dans À la recherche du temps perdu, vol. 15, Marcel Proust, éd. Gallimard, 1946-1947, chap. 1 (« Le chagrin et l'oubli »), p. 97
La force qui fait le plus de fois le tour de la terre en une seconde, ce n'est pas l'électricité, c'est la douleur.« Albertine disparue », dans À la recherche du temps perdu, vol. 15, Marcel Proust, éd. Gallimard, 1946-1947, chap. 1 (« Le chagrin et l'oubli »), p. 70